• Pamela de MONBRISON

Chants du ciel

Dernière mise à jour : 23 juin

Commissaire de l’exposition : Kathrin Schönegg, lauréate de la Bourse de recherche curatoriale des Rencontres d’Arles en 2019. Avec la collaboration du C/O Berlin et de la Kulturstiftung des Bundes.


LA PHOTOGRAPHIE, LE NUAGE ET LE CLOUD


Raphaël Dallaporta (1980), Noémie Goudal (1984), Louis Henderson (1983), Noa Jansma (1996), Stefan Karrer (1981), Almut Linde (1965), NASA, Lisa Oppenheim (1975), Organisation métérologique mondiale, Trevor Paglen (1974), Simon Roberts (1974), Evan Roth (1978), Mario Santamaría (1985), Adrian Sauer (1976), Andy Sewell (1978), Shinseungback Kimyonghun, (Shin Seung Back, 1979, Kim Yong Hun, 1980), Louis Vignes (1831-1896) & Charles Nègre (1820-1880).


Penser la photographie de nos jours, c’est aussi prendre en compte les infrastructures qui forment et organisent les réseaux. Que les images soient générées par des caméras de surveillance ou des satellites, qu'il s'agisse de documents d'archives numérisés ou de photos de vacances personnelles sur nos smartphones et ordinateurs portables, presque toutes les photographies sont sauvegardées sous forme de données numériques dans le cloud (« nuage »).


Mais le cloud n'est pas un endroit romantique.


Le Cloud (anglais pour « nuage ») fournit de l’espace de stockage, de la puissance de calcul et des logiciels exécutables dans un centre de données distant. Le terme tient compte du fait que le serveur utilisé à cette fin n’est pas directement visible par l’utilisateur, mais caché comme derrière un nuage. C'est un réseau où sont constamment déplacées nos données. C'est une machine à travers laquelle les intelligences artificielles apprennent. C'est aussi un système techno-capitaliste matérialisé par des disques durs, des câbles et des ordinateurs. Les nuages ont été une source d’inspiration il y a cent ans, aux débuts de la photographie abstraite. Au même titre, la façon dont les artistes d'aujourd'hui interagissent avec le cloud reflète les visions du futur du XXIe siècle.


Juxtaposant des photographies historiques et contemporaines, cette exposition évoque les conséquences des technologies de l'informatique en nuage sur le changement climatique et la géopolitique.


Nuages à vendre, 2020-2021. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.© Noa Jansma
Tout ce qui est solide, 2014. Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de LUX.© Louis Henderson
Les Rencontres d'Arles

Espace Monoprix

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